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Co-développement
logiciel.

Le co-développement, c'est bâtir un produit avec un partenaire technique qui partage le risque plutôt que de facturer des heures. Bien structuré, c'est le modèle le plus aligné qui existe. Mal structuré, c'est un divorce à retardement.

De quoi on parle exactement

Le terme couvre trois arrangements très différents, et la confusion coûte cher :

Quand quelqu'un vous propose du « co-développement », la première question à poser est : qui porte le risque si le produit ne se vend pas ? La réponse vous dit dans quelle catégorie vous êtes vraiment.

Pourquoi le modèle est plus aligné

Dans un mandat facturé à l'heure, l'intérêt du fournisseur est que le projet dure. Personne ne triche consciemment, mais l'incitatif pousse dans une direction : plus de fonctionnalités, plus de réunions, plus de temps.

En co-développement, l'incitatif s'inverse. Le partenaire gagne si le produit gagne. Il devient donc rationnel pour lui de dire « cette fonctionnalité ne servira à rien, ne la construisons pas », ce qu'un fournisseur à l'heure ne dira jamais spontanément.

C'est le seul modèle où la facture n'est pas la mesure de l'intérêt du partenaire.

Ce qui doit être écrit avant la première ligne de code

C'est ici que les partenariats se jouent. Six points, sans exception :

  1. La propriété intellectuelle. Qui possède quoi, précisément ? Le code produit pour ce projet, les composants réutilisables du partenaire, les données générées par les utilisateurs. Ces trois catégories doivent être distinguées explicitement.
  2. Les apports respectifs, chiffrés. Combien d'heures d'ingénierie, quel capital, quels actifs, quel accès au marché. Sans chiffres, le partage devient une négociation permanente.
  3. Le partage du résultat. Participation au capital, redevance sur les revenus, ou combinaison. Avec un calendrier d'acquisition progressive : personne ne devrait détenir une part définitive après trois mois de travail.
  4. Les décisions. Qui tranche sur les priorités produit, sur les choix techniques, sur le prix de vente. Une répartition à parts strictement égales sans mécanisme de déblocage est une paralysie programmée.
  5. La sortie. Que se passe-t-il si l'un veut arrêter ? Si l'un ne livre pas ses apports ? Si une offre d'achat arrive ? La clause de sortie s'écrit quand tout le monde s'entend, jamais quand ça va mal.
  6. Les jalons et les critères d'arrêt. Quel résultat, à quelle date, fait continuer ou arrêter. Décidé d'avance, ce seuil ne se déplace pas pour justifier de continuer.

Les pièges habituels

Comment on procède

Le co-développement est un de nos trois services, et le plus sélectif : quelques partenaires par année, pas plus. On met du capital et du code dans le produit, à parts définies, et on partage le risque, l'effort et le résultat.

Ce qu'on regarde avant de dire oui :

Si ces quatre conditions ne sont pas réunies, notre service de développement sur mesure est probablement le bon choix, et on vous le dira franchement plutôt que de forcer un partenariat qui ne tiendrait pas.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le co-développement logiciel ?

C'est un arrangement où deux parties bâtissent un produit ensemble en partageant le risque et le résultat, plutôt qu'une relation client-fournisseur facturée à l'heure. Chacune apporte ce qu'elle a — capital, ingénierie, connaissance du marché, accès aux clients — et le partage est défini au contrat.

Quelle est la différence entre co-développement et sous-traitance ?

En sous-traitance, le fournisseur est payé pour son temps et ne porte aucun risque commercial. En co-développement, le partenaire est rémunéré par le succès du produit. La question qui tranche : qui perd de l'argent si le produit ne se vend pas ?

Qui détient la propriété intellectuelle en co-développement ?

Cela dépend entièrement du contrat, et c'est le point qu'il faut régler avant de commencer. Il faut distinguer explicitement trois catégories : le code écrit pour le projet, les composants préexistants réutilisés par le partenaire, et les données générées par les utilisateurs.

Comment répartir les parts dans un partenariat de co-développement ?

En chiffrant les apports de chacun — heures d'ingénierie, capital, actifs, accès au marché — et en prévoyant un calendrier d'acquisition progressive plutôt qu'une attribution définitive dès le départ. Il faut aussi un mécanisme de déblocage en cas de désaccord, sans quoi un partage strictement égal produit la paralysie.

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Vous lancez un produit avec un vrai marché devant lui et vous cherchez un partenaire technique plutôt qu'un fournisseur ? Parlez-nous-en — on prend quelques partenaires par année.

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